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Code du travail: ultimes concertations entre le gouvernement et les partenaires sociaux

L'ultime round de concertation entre gouvernement et partenaires sociaux autour des ordonnances réformant le code du travail a commencé mardi, à dix jours de leur présentation officielle et dans un contexte délicat pour l'exécutif après quelques annonces impopulaires.

Premier reçu par le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le Medef a indiqué à l'AFP "rester d'une grande vigilance" à l'issue de la rencontre, qui a duré un peu plus de deux heures. "C'était une réunion de travail, une réunion technique, ce n'est qu'une étape et les échanges continuent", a-t-on ajouté.

L'U2P (artisanat, professions libérales, commerce de proximité) fermera le bal vendredi après-midi. Entre-temps, seront reçus mercredi la CFTC, la CFDT et la CGT, jeudi la CPME et FO, et vendredi matin la CFE-CGC.

Fusion des instances représentatives du personnel, plafonnement des indemnités prud'homales, place accrue à l'accord d'entreprise: les grandes lignes de cette réforme, promesse phare de la campagne d'Emmanuel Macron, sont connues depuis juin.

Plusieurs rounds de concertation ont déjà permis aux organisations syndicales et patronales d'avoir une idée plus précise de certains aspects des futures ordonnances.

Avec les rencontres de cette semaine, elles espèrent en savoir un peu plus, même si le ministère ne comptait leur communiquer que les "points arbitrés".

Les interrogations des partenaires sociaux sont nombreuses: quel niveau de plafonnement des indemnités prud'homales? Quelle latitude auront les branches pour modifier les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement...) ou autoriser le CDI de chantier? Dans quelle mesure les PME dépourvues de délégués syndicaux pourront-elles négocier avec un délégué du personnel non mandaté par un syndicat?

Pour Muriel Pénicaud, l'objectif est de donner "plus de liberté et de sécurité, tant à l'employeur qu'au salarié".

"Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures", a rétorqué François Hollande mardi devant des journalistes.

Le gouvernement entend "aller vite", avec une présentation du texte en Conseil des ministres la semaine du 18 septembre pour une entrée en vigueur quasi immédiate.

Mais l'exercice parait délicat après la chute de popularité du président de la République, liée à des mesures comme le rétablissement du jour de carence des fonctionnaires ou le coup de rabot sur les aides au logement.

- 'Déverrouiller la peur d'embaucher' -

Si les syndicats ont joué le jeu de la concertation, ils ont aussi tracé des lignes rouges, comme le raccourcissement des délais de recours aux prud'hommes ou l'instauration d'un référendum à l'initiative de l'employeur.

Toutefois, seules la CGT et Solidaires ont appelé à une journée d'action et de grève le 12 septembre contre cette réforme, "pire que la précédente" loi Travail qui avait déclenché une fronde sociale inédite sous un gouvernement de gauche.

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a récemment prévenu que si sa confédération "avait le sentiment que le choix était fait d'une simplification pure et simple sans renforcement du dialogue social", elle s'opposerait à cette réforme.

Très critique à l'égard d'une réforme "libérale", la CFE-CGC estime que les futures ordonnances n'amèneront que "précarité" et "dumping social", même si "manifester n'est pas dans ses gènes". Quant à FO, rassurée de voir le rôle des branches conforté, elle a adouci sa position depuis mai.

Le gouvernement doit aussi faire avec le patronat, dont les demandes sont souvent à rebours de celles des organisations syndicales. Pour Pierre Gattaz, patron du Medef, la réforme du travail, "absolument essentielle pour le pays", permettra de "déverrouiller la peur d'embaucher".

Les ordonnances seront envoyées au Conseil d'Etat dans la semaine du 28 août, avant une présentation officielle le 31 et une transmission aux partenaires sociaux qui siègent aux instances paritaires consultatives. Leur publication au Journal officiel est prévue autour du 25 septembre.

Cette réforme "va donner le +la+ sur la suite des événements", avec les chantiers de l'assurance chômage, de l'apprentissage, des retraites, a affirmé Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, mardi sur France 2. "C'est au président de la République de choisir: ou il veut que ça passe correctement, mais il faut qu'il écoute", ou il décide "de passer en force" et "il y aura tension".

Hollande adresse une sévère mise en garde à Macron

François Hollande a, pour la première fois depuis son départ de l’Élysée, adressé une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron, l'exhortant mardi à ne pas "demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles" à l'approche d'une rentrée sous tension.

"Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a prévenu l'ancien chef de l’État à l'adresse de son successeur, qui fut aussi son protégé lorsqu'il était secrétaire général adjoint de l’Élysée puis ministre de l’Économie.

Invité à l'ouverture du festival du film francophone d'Angoulême mardi, l'ancien président a renchéri devant la presse: "il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures".

Un avertissement lancé alors que, dans le même temps, à Paris, le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud commence à recevoir les partenaires sociaux pour leur présenter les premiers arbitrages relatifs aux ordonnances réformant le code du travail.

Cette mesure sensible, qui s'ajoute à la diminution des contrats aidés ou à la baisse des APL, augure d'une rentrée sociale et politique potentiellement délicate pour l'exécutif.

Et permet à François Hollande, qui avait promis d'observer une certaine "réserve", au moins dans une "première période", de prendre position, alors qu'il ne s'était exprimé publiquement qu'à une seule reprise et à mots choisis, à Arles le 21 juillet.

"Ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui s'est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement", a encore insisté François Hollande.

Alors que plusieurs indicateurs économiques sont au vert, la garde rapprochée de M. Hollande s'est empressée ces derniers jours de défendre le bilan de l'ancien chef de l’État en lui attribuant les mérites de l'embellie. Et M. Hollande est lui aussi monté au créneau mardi pour réhabiliter son action.

- 'Heureux pour mon pays' -

"Les résultats sont là, ils étaient d'ailleurs apparus dans les derniers mois du quinquennat et sont d'autant plus manifestes aujourd'hui. On a vu qu'à partir de 2015, la croissance était revenue, le chômage avait commencé à diminuer et j'en suis heureux pour mon pays", a-t-il relevé.

"Ce qui compte, ce n'est pas simplement d'avoir des lauriers même s'il y a eu aussi, avant les compliments, beaucoup de reproches. C'est aussi de pouvoir faire en sorte que les Français puissent avoir des conditions de vie meilleures. C'est ce qui m'avait motivé, mobilisé, tout au long de ce quinquennat", a encore dit M. Hollande.

"J'avais hérité d'une situation très difficile qui était celle de la crise. Mon successeur a une situation meilleure mais tant mieux", s'est-il encore félicité avec une certaine malice, avant d'assister à la projection du film d'Albert Dupontel "Au revoir là-haut".

Le Parti socialiste est venu dans la foulée appuyer l'ancien président en estimant dans un communiqué que "ce redressement est le produit des efforts des Français et des décisions prises pendant cinq ans par François Hollande et les gouvernements socialistes successifs. En toute logique, les résultats macroéconomiques des mois à venir seront à mettre à leur crédit".

"Cependant, cette croissance ne se maintiendra que si le gouvernement actuel est capable de voir l’impasse dans laquelle ses premières décisions risquent de nous mener", a encore ajouté le PS, en écho.

Hasard du calendrier, Pierre-René Lemas, un des proches de M. Hollande, s'est vu signifier dans l'après-midi la fin de ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Au printemps, M. Hollande rappelait en privé que "s'exprimer sur son successeur trop tôt en bien ou en mal, est un peu décalé, inutile ou mal compris". Il avait lui-même essuyé début août 2012, trois mois après sa prise de fonctions, une vive critique de son prédécesseur Nicolas Sarkozy contre son immobilisme supposé dans le dossier syrien.

Une sortie qui avait été à l'époque jugée "inopportune et inélégante", voire "irresponsable", par les soutiens de M. Hollande.

Attentats en Catalogne: deux suspects écroués, un troisième laissé libre

Deux membres présumés de la cellule jihadiste responsable des attentats en Catalogne ont été placés en détention mardi et un troisième a été laissé libre sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.

Le juge Fernando Andreu a ordonné le placement en détention provisoire de Mohamed Houli Chemlal, un Espagnol de 21 ans, et de Driss Oukabir, un Marocain de 27 ans.

Le premier aurait fait partie du groupe directement impliqué dans la préparation d'engins explosifs, dans une maison à Alcanar, au sud-ouest de Barcelone.

Le deuxième a loué à son nom la camionnette utilisée comme véhicule-bélier contre la foule à Barcelone jeudi, et qui a fait 13 des 15 morts des attentats.

En revanche, le juge a décidé de laisser en liberté sous contrôle judiciaire un troisième suspect, sur les quatre qui ont comparu devant lui mardi: le propriétaire d'une voiture utilisée lors du second attentat à Cambrils, station balnéaire au sud de Barcelone.

Il n'y a pas à ce stade concernant ce Marocain, Mohamed Aalla, "d'indices permettant d'établir sa participation aux faits, en dehors de la propriété (du véhicule) de nature formelle", écrit le juge. Il avait été placé en garde à vue vendredi en tant que propriétaire d'une Audi A3 utilisée à Cambrils par son frère de 19 ans et quatre autres hommes.

Mohamed Aalla reste inculpé, comme les trois autres suspects, pour "appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes, possession d'explosifs".

Le magistrat s'est enfin laissé trois jours pour décider s'il libère le quatrième suspect, Salh El Karib, Marocain lui aussi.

Cet homme de Ripoll, la petite ville catalane d'où viennent la plupart des suspects, aurait acheté des billets d'avion pour deux des membres de la cellule.

Le juge attend pour se décider le résultat de perquisitions qui étaient en cours mardi soir en Catalogne.

Selon la police catalane, la cellule qui aurait perpétré les attentats était composée de douze membres, dont huit sont morts.

Les forces irakiennes reprennent trois quartiers du fief jihadiste de Tal Afar

Les forces gouvernementales ont reconquis mardi trois quartiers de Tal Afar, l'un des derniers fiefs des jihadistes en Irak, le jour où le chef du Pentagone Jim Mattis est venu réaffirmer son soutien aux forces irakiennes.

Plus d'un mois après avoir repris Mossoul, la deuxième ville du pays, au groupe jihadiste sunnite État islamique (EI), les troupes se sont lancées dimanche à l'assaut de Tal Afar, située 70 km plus à l'ouest, dans le nord irakien.

Appuyée par l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, l'armée est également soutenue dans sa nouvelle offensive par le Hachd al-Chaabi, unités paramilitaires, la police fédérale et des forces spéciales du contre-terrorisme.

Dans un communiqué, le Hachd al-Chaabi, dominé par les milices chiites, a annoncé avoir repris avec les forces armées "le contrôle complet" des quartiers Al-Kifah (nord-ouest), Al-Nour (sud-est) et al-Askari (nord-est) à Tal Afar.

Dès le matin, les forces irakiennes s'étaient regroupées aux portes de la cité avant d'entrer depuis plusieurs fronts dans la ville où, selon des responsables locaux, un millier de jihadistes sont retranchés et se servent des civils encore dans la ville comme des boucliers humains.

Ahmed al-Assadi, porte-parole du Hachd al-Chaabi, a fait état de combats "violents", prédisant que la reprise de Tal Afar ne serait "pas longue". Elle "prendra des semaines", a-t-il dit à l'AFP, alors que la reconquête de Mossoul avait duré neuf mois.

Lors d'une offensive fulgurante en 2014, l'EI s'était emparé de près d'un tiers de l'Irak mais il a ensuite perdu beaucoup de terrain.

Mais cette organisation ultraradicale, également en perte de vitesse en Syrie, parvient encore à frapper. Elle a revendiqué la semaine dernière les attentats meurtriers en Espagne et en Russie.

- Déplacés par milliers -

Avec l'offensive à Tal Afar, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a dit redouter l'exode "de milliers" de civils. 1.500 familles sont arrivées dans un camp de transit ces derniers jours et les préparatifs sont en cours pour accueillir près de 30.000 personnes fuyant Tal Afar, a-t-il précisé.

La percée dans la ville de Tal Afar est intervenue le jour où M. Mattis rencontrait les dirigeants irakiens à Bagdad, dont le Premier ministre Haider al-Abadi.

Le responsable américain a apporté une nouvelle fois le soutien de son pays à la lutte des Irakiens contre les jihadistes et salué "les villes libérées, les gens débarrassés de l'EI", affirmant que "l'EI est en déroute".

Les jihadistes, a-t-il ajouté, "ont montré qu'ils étaient incapables de tenir tête à nos troupes au combat, et ils n'ont pas regagné un pouce du terrain qu'ils ont perdu". Toutefois, avait-il prévenu avant son arrivée à Bagdad, l'EI "n'a pas encore disparu et cela n'arrivera pas de sitôt".

La "libération" de Mossoul a restauré la confiance dans le pouvoir irakien, a assuré M. Mattis, même si les forces irakiennes ont déploré selon lui "plus de 1.200 morts et de 6.000 blessés".

Cette victoire, a-t-il dit, n'aurait pas eu lieu "sans la main ferme du Premier ministre Abadi qui a reconstitué cette armée, délabrée en 2014". Elle a également été rendue possible grâce aux entraînements fournis par les États-Unis et leur appui militaire.

- Défi kurde -

La poursuite de ce soutien américain doit être fixée avec les responsables irakiens.

Après le retrait en 2011 des troupes américaines restées en Irak depuis l'invasion de 2003, les Américains ont ensuite déployé des centaines de conseillers militaires pour aider le pouvoir face aux jihadistes.

M. Mattis cherche à maintenir des forces pour entraîner les troupes irakiennes et empêcher l'EI de ressurgir, explique Nicholas Heras, expert du Center for a New American Security à Washington.

Mais, prévient-il, il rencontrera la résistance des milices chiites et de l'Iran, un allié du pouvoir irakien et ennemi des États-Unis.

Après Bagdad, le chef du Pentagone s'est rendu à Erbil (nord), où il a eu selon des responsables américains des discussions "très franches" avec Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan.

L'un des premiers défis auquel fait face le gouvernement fédéral irakien est le référendum que le Kurdistan veut organiser le 25 septembre.

Washington s'y oppose fermement car sa tenue "en ce moment pourrait potentiellement être catastrophique pour la campagne anti-EI", a expliqué l'envoyé du président Donald Trump auprès de la coalition en Irak, Brett McGurk. "Tous les membres de notre coalition pensent que ce n'est pas le bon moment pour l'organiser".

Arrivé en Irak de Jordanie, le chef du Pentagone est reparti vers la Turquie et l'Ukraine.

Calais: nouvelles rixes entre migrants, une vingtaine de blessés légers

De nouvelles rixes ont éclaté mardi après-midi à Calais entre migrants, plusieurs heures après des bagarres nocturnes entre Afghans et Africains qui ont impliqué 150 à 200 personnes, a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais qui a fait état de 21 blessés légers.

De 23H00 à 06H00, quatre rixes à quatre endroits différents localisés près de l'A16 ou de la rocade portuaire ont opposé Afghans et Érythréens par petits groupes, certains armés de barres de fer ou de bâtons, a rapporté un communiqué de la préfecture.

Elles se sont soldées par "16 blessés légers" (des plaies et traumatismes bénins), a précisé cette source.

Mardi vers 14H30, des rixes impliquant environ 150 migrants ont repris à côté de l'antenne du Secours catholique à Calais, faisant trois blessés, puis près de l'A16, faisant deux blessés, selon la préfecture. Vingt personnes ont été placées en rétention administrative et sept autres en garde à vue, selon cette source.

"Les forces de l'ordre sont intervenues cette nuit et en début d'après-midi extrêmement rapidement avec des moyens adaptés pour faire cesser les troubles", a affirmé le préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry, à l'AFP

"Nous serons très vigilants dans les prochaines heures pour éviter la répétition de ce type d'épisodes en mettant les moyens nécessaires pour éviter qu'ils ne se reproduisent", a-t-il ajouté, précisant que l’État maintenait à Calais "une force publique constituée en moyenne de 340 à 400 policiers supplémentaires".

Lundi soir, "c'est parti d'une petite dispute avec un migrant alcoolisé, durant une distribution de nourriture. Puis ça a dégénéré dans toutes les +jungles+", ces petits campements clandestins et éphémères qui se font et se défont depuis quelques semaines, a raconté à l'AFP Sylvain, cofondateur il y a deux ans du hangar de distribution de l'association Auberge des migrants.

"Ce n'est pas étonnant, à force du déni de l’État qui ne fait que ce qu'il est obligé de faire", a-t-il dénoncé en référence aux quelques points d'eau récemment mis en place sous contrainte judiciaire.

"Les conditions de vie très difficiles font que les différences culturelles entre communautés se font plus ressentir. Les migrants fonctionnent par groupes pour s'en sortir et ils sont très solidaires" lorsque l'un d'entre eux est agressé, a encore expliqué l'associatif.

Début juillet déjà, une rixe opposant une centaine de migrants africains, des Érythréens face à des Éthiopiens, avait fait 16 blessés dont un grave dans la zone industrielle de Calais.

Les conditions de vie des migrants dans le Calaisis ont été dénoncées de nombreuses fois ces derniers mois par des associations, mais aussi par le Défenseur des droits Jacques Toubon qui, le 14 juin, avait déploré des atteintes aux droits "d'une exceptionnelle et inédite gravité".

Une enquête de l'Auberge des migrants publiée lundi a dévoilé que la majorité des migrants de Calais dormaient moins de quatre heures par nuit.

La semaine dernière, les autorités ont commencé à se plier aux injonctions du Conseil d’État, qui le 31 juillet avait confirmé l'ordonnance du tribunal administratif de Lille imposant notamment la création de points d'eau et de sanitaires.

Syrie: des dizaines de civils tués dans des raids de la coalition à Raqa

Des dizaines de civils dont des enfants ont péri dans des frappes de la coalition antijihadistes dirigée par les États-Unis sur la ville syrienne de Raqa où les combats font rage dans les zones les plus peuplées, a indiqué une ONG mardi.

La coalition a confirmé avoir intensifié ses raids durant la semaine écoulée avec plus 250 frappes dans et autour de Raqa, principal fief du groupe jihadiste État islamique (EI), dans le nord syrien, et a indiqué son intention d'enquêter sur les victimes civiles.

Elle fournit un appui aérien crucial aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants arabes et kurdes engagée dans une offensive pour chasser l'EI de la cité qu'il contrôle depuis 2014.

Après s'être emparées de 60% de la ville, les FDS encerclent désormais l'EI dans une zone de 10 km² dans le centre et le nord de Raqa, où la majorité de la population est prise au piège de violents bombardements aériens et de l'artillerie.

Lundi, 42 civils dont 19 enfants et douze femmes ont péri dans les raids contre plusieurs quartiers tenus par l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Dimanche, 27 autres y ont péri. En huit jours, près de 170 civils sont morts dans de telles frappes.

"Les bilans sont élevés car les frappes ciblent des quartiers du centre-ville très densément peuplés", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le chef de l'OSDH.

"Il y a des immeubles remplis de civils qui tentent de fuir les lignes de front. Les raids de la coalition visent tout bâtiment où sont détectés des mouvements de Daech", a-t-il ajouté en utilisant un acronyme en arabe de l'EI.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a exprimé mardi sa "profonde inquiétude" et appelé toutes les parties à "respecter leurs obligations" sur la protection des civils.

- Raids intensifiés -

Interrogé sur les victimes civiles des bombardements, le porte-parole américain de la coalition, le colonel Ryan Dillon, a indiqué à l'AFP que la coalition enquêterait sur ces allégations.

Selon lui, depuis la fin en juillet de l'offensive à Mossoul, en Irak voisin, d'où l'EI a été chassé, la coalition a plus d'avions à sa disposition pour frapper Raqa.

Le commandant des opérations anti-EI en Irak et en Syrie, le général Stephen Townsend, a confirmé "la légère hausse des frappes". "Raqa est devenue après Mossoul, la priorité numéro un", a-t-il dit. De plus "les combats se déroulent dans les parties les plus dures de la ville et nos partenaires ont besoin d'un plus grand soutien".

"C'est probablement logique de supposer que le nombre de victimes civiles a augmenté mais je voudrais qu'on me fournisse des informations précises" sur cela, a-t-il déclaré à Bagdad.

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense James Mattis, en visite en Irak, s'en est pris, en allusion à l'EI, à "un ennemi qui se cache derrière les femmes et les enfants et force des innocents à rester sur des lieux qu'il transforme en champ de bataille".

La coalition affirme toujours prendre des mesures pour éviter les victimes civiles. Début août, elle a reconnu être responsable de la mort de 624 civils dans des bombardements depuis le début des frappes en 2014. Certaines organisations affirment que ce chiffre est largement sous-estimé

Il y aurait selon l'ONU estime jusqu'à 25.000 civils pris au piège des violences qui ont occasionné d'importants dégâts dans Raqa.

- "Routes sécurisées" -

Le porte-parole des FDS Talal Sello a lui aussi affirmé à l'AFP que ses forces tentaient d'éviter de causer des victimes civiles. "L'une des principales raisons qui expliquent la lenteur de notre progression, c'est notre volonté de préserver la vie des civils".

"Nous avons ouvert des routes sécurisées pour que les civils puissent rejoindre les zones contrôlées par nos forces et être transférés vers des lieux sûrs", a-t-il dit, en accusant l'EI "d'utiliser les civils comme boucliers humains, de tirer sur eux et de les empêcher de fuir".

Les FDS ont lancé en novembre 2016 l'offensive pour s'emparer de Raqa, devenue tristement célèbre en raison des exécutions que l'EI y menaient.

Les militants regroupés au sein de "Raqa is Being Slaughtered Silently", ont eux aussi fait état de raids aériens intenses ces derniers jours et publié des photos de petits enfants couverts de poussière qui seraient morts dans les bombardements.

Déclenché par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles syriens, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication d'acteurs étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés.

Séisme en Italie: les trois enfants piégés secourus sains et saufs

Les secouristes italiens ont tiré un à un mardi trois frères piégés sous les décombres après un séisme de magnitude 4,0 qui a fait deux morts lundi soir à Ischia, une île très touristique au large de Naples (sud).

Le plus jeune, Pasquale, âgé de 7 mois, a été secouru peu avant 4H00 (2H00 GMT). Son frère Mattias, 7 ans, est sorti vers 10H30 (08H30 GMT). Peu avant 13H00 (11H00 GMT), c'est Ciro, 11 ans, qui a été extrait sous les applaudissements des secouristes, après être resté bloqué 16 heures.

En revanche, une femme âgée est morte, tuée dans la rue par des débris tombés d'une église, ont annoncé les autorités, ajoutant qu'un corps vraisemblablement sans vie d'une autre personne a été repéré dans des décombres.

Le père des enfants, extrait en premier dans la nuit, a expliqué à des journalistes qu'il se trouvait dans la cuisine lorsque la terre a tremblé à 20H57 (18H57 GMT) lundi: l'étage supérieur s'est effondré sur leur appartement à Casamicciola, la localité la plus touchée dans le nord de la petite île.

Les enfants étaient dans les chambres et son épouse, enceinte de 5 mois, était dans la salle de bain et a pu sortir par la fenêtre pour donner l'alerte, a-t-il expliqué.

"C'est indescriptible, Ciro a été très fort, il a résisté jusqu'au bout", a déclaré une secouriste à la télévision, très émue après le dernier sauvetage, tandis qu'un autre précisait que les deux frères aînés s'étaient réfugiés sous un matelas.

Les dégâts se concentraient sur Casamicciola et Lacco Ameno, dans le nord de cette île de 47 km2 située au large de Naples (sud de l'Italie) et densément peuplée: 62.000 habitants au cours de l'année mais beaucoup plus l'été.

Plusieurs immeubles se sont effondrés et d'autres présentaient de larges fissures menaçantes. Une quarantaine de personnes ont été blessées, pour la plupart légèrement.

"On a entendu un grondement, puis il y a eu un mouvement de panique parmi les vacanciers qui dînaient à cette heure-là", a raconté à l'AFP Gianpaolo Castagna, qui dirige l'hôtel La Pergola à Casamicciola.

"Fort heureusement, la structure n'a pas subi de dégâts, à part quelques morceaux d'enduit qui sont tombés mais les gens ont eu très peur et nous avons tous passé la nuit dehors", a-t-il ajouté, en précisant que l'établissement, plein à 80%, comptait alors 120 à 130 clients.

- Un an après Amatrice -

"Il y avait une majorité d'Italiens mais aussi quelques Allemands et des Français. Certains ont voulu partir tout de suite tandis que d'autres sont en train de le faire ce matin", a-t-il ajouté.

De nombreux touristes ont passé la nuit dans les rues ou dans leur voiture, pour beaucoup en faisant la queue dans l'attente d'un ferry pour regagner le continent.

Sur le port, les médias italiens se sont fait l'écho du mécontentement de certains touristes et habitants d'avoir dû payer plein tarif et attendre des heures pour partir, les autorités ayant expliqué qu'elles ne considéraient pas l'évacuation de l'île comme une priorité.

La protection civile a relevé 2.600 sinistrés ayant besoin d'un relogement provisoire mais envisageait de recourir aux hôtels désertés par les touristes plutôt qu'aux traditionnels campements de tentes.

Ce séisme intervient alors que l'Italie se prépare à commémorer jeudi le premier anniversaire de celui qui avait fait 299 morts à Amatrice et dans les communes voisines dans le centre du pays. En octobre 2016 puis en janvier 2017, trois autres séismes avaient encore ravagé la même région.

"Un an après, nous revivons le drame d'un tremblement de terre", a déclaré mardi le Conseil national des géologues italiens, jugeant "franchement hallucinant" qu'un séisme d'aussi faible intensité continue à tuer en Italie.

Dans un entretien au Corriere della Sera, un ancien procureur adjoint de Naples, Aldo De Chiara, a dénoncé le grand nombre de constructions illégales sur l'île, souvent avec des matériaux de piètre qualité.

L'île d'Ischia a souvent été frappée par des séismes, dont le plus grave remonte à juillet 1883. D'une magnitude estimée à 5,8, il avait fait plus de 2.000 morts à Casamicciola, dont la famille du philosophe Benedetto Croce, alors âgé de 17 ans et tiré vivant des décombres.

Concurrence: enquête approfondie de l'UE sur le rachat de Monsanto par Bayer

Bruxelles a ouvert mardi une enquête approfondie sur le rachat du spécialiste américain des semences OGM Monsanto par le géant allemand de l'agrochimie Bayer, craignant que l'opération ne réduise la concurrence sur un marché déjà très concentré.

L'exécutif européen "craint que la concentration" ait des répercussions négatives sur les marchés "des pesticides, des semences et des caractères agronomiques", c'est-à-dire les caractéristiques d'une plante.

Le projet d'acquisition de Monsanto par Bayer pour 66 milliards de dollars (56 milliards d'euros), annoncé en septembre 2016, "entraînerait la création de la plus importante entreprise intégrée du monde dans les secteurs des pesticides et des semences", souligne la Commission.

"En outre, l'opération aurait lieu dans des branches d'activités déjà concentrées au niveau mondial", ajoute-t-elle.

La Commission dispose désormais de 90 jours ouvrables, soit jusqu'au 8 janvier 2018, pour arrêter une décision.

L'opération "sera très bénéfique pour les agriculteurs et les consommateurs", a réagi Bayer, qui s'engage dans un communiqué à "continuer à travailler de manière étroite et constructive" avec Bruxelles.

La Commission a déjà autorisé deux méga-fusions dans l'agrochimie depuis le début de l'année, à chaque fois sous conditions.

Fin mars, Bruxelles avait autorisé la fusion des géants américains Dow et DuPont, qui doit donner naissance dans les prochains jours à DowDuPont, un mastodonte pesant 130 milliards de dollars en Bourse.

Dix jours plus tard, elle validait le rachat du suisse Syngenta par le géant chinois ChemChina pour 43 milliards de dollars (40 milliards d'euros à l'époque, 36,5 milliards d'euros au cours actuel), la plus grosse acquisition jamais lancée par un groupe chinois à l'étranger.

Les nouvelles entités se sont engagées auprès de l'UE à revendre certaines de leurs activités afin de garantir la concurrence sur le marché européen.

- "Entreprise monstre" -

Cette vague de concentration dans l'agrochimie, poussée notamment par la baisse des marges des groupes de ce secteur, avec des prix agricoles qui restent bas, suscite de nombreuses inquiétudes parmi les défenseurs de l'environnement.

Le mouvement citoyen international Avaaz avait appelé fin juillet la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager à bloquer le rachat de Monsanto par Bayer.

"Il n'est pas nécessaire de beaucoup enquêter. Une entreprise monstre qui contrôle notre nourriture est une mauvaise idée pour les agriculteurs et pour les citoyens partout dans le monde", a réagi mardi Nick Flynn, directeur juridique de cette ONG, dans un communiqué.

"Les craintes soulevées" par les ONG "relèvent des règles nationales et européennes de la sécurité alimentaire, des consommateurs, de l'environnement et du climat", répond la Commission, dont le rôle consiste "uniquement" à apprécier les concentrations "sous l'angle de la concurrence".

Dans le détail, Bruxelles souligne notamment que l'herbicide controversé "glyphosate" de Monsanto, commercialisé sous la marque "Roundup", est l'un des plus vendus en Europe et que Bayer commercialise actuellement "l'un de ses rares substituts".

"La Commission approfondira son enquête pour déterminer si l'accès des concurrents aux distributeurs et aux agriculteurs est susceptible de devenir plus difficile dans le cas où Bayer et Monsanto viendraient à grouper ou à lier leurs ventes de pesticides et de semences", écrit-elle.

Bayer a enregistré en 2016 un bénéfice net part du groupe de 4,5 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de 46,8 milliards d'euros.

Il annoncé fin juillet tabler sur un chiffre d'affaires de "plus de 49 milliards d'euros" pour l'année en cours.

Quant à Monsanto, son bénéfice sur l'exercice décalé 2015/2016 s'élève à 1,34 milliard de dollars (850 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires de 13,5 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros).

Ligue des champions: pas de miracle pour Nice face à Naples

Le football tourbillon de Naples a encore emporté Nice (2-0), trop largement dominé pour remonter la défaite de l'aller (2-0) et forcer son passage vers la Ligue des champions, mardi à Nice en barrage retour.

Wesley Sneijder et Mario Balotelli n'ont rien pu faire et le Gym devra se contenter des poules de l'Europa League, avec l'objectif d'en sortir, contrairement à l'année dernière.

Le club qui monte en France aura eu un bel avant-goût de la grande Europe, une rencontre intense dans un stade chaud comme un couscoussier et face à un adversaire de très haut niveau.

Déjà dominé pendant les trois premières périodes de cette double confrontation, l'OGCN a encaissé le but fatal dès la reprise marqué par José Callejon sur un centre de Marek Hamsik (48), avant le coup de canif de Lorenzo Insigne (89).

Les joueurs de Lucien Favre ont tiré quelques feux d'artifices pour sortir avec les honneurs mais ils n'ont pas pu marquer. Ils sont quand même sortis sous les vivats de leurs supporters.

Nice peut tout de même ressortir quelques éléments positifs de cette rencontre, comme l'audace d'Adrien Tameze, premier match européen après deux saisons en Ligue 2 à Valenciennes, beau représentant de la politique de post-formation de ce club.

- Quelques sifflets pour Balotelli -

Yoan Cardinale a aussi sorti un gros match, avec deux arrêts magnifiques face à Dries Mertens (14) et Lorenzo Insigne (64), de quoi rassurer son monde après trois fautes qui ont coûté trois buts déjà cette saison.

En revanche, les cadres ont un peu déçu, sauf Dante, impeccable en chef de défense, ce qui représentait pas mal de travail face à une équipe si offensive.

Le ballet des joueurs de Maurizio Sarri a du coup privé Sneijder et Balotelli de ballons. Le buteur italien, peu inspiré, est même sorti (78) sous les sifflets d'une partie du stade mais aussi escorté des "Super Mario" consolateurs de la bruyante populaire sud.

Christophe Jallet a tiré le premier sur un ballon qui semblait mieux calibré pour le meneur néerlandais (25), le seul bon ballon pour Sneijder avec un coup franc cadré (85), et "Super Mario" s'est emmêlé dans des dribbles à un contre deux, trois voire quatre Napolitains!

Comme Jean-Michaël Seri, en partance vers le FC Barcelone, était bien contrôlé par la patrouille azur, qui lui bouchait ses angles de passe, le Gym n'arrivait pas à être dangereux.

Le Napoli a confisqué le ballon en première période et a gaspillé bien des munitions pour assurer sa qualification plus tôt. Dries Mertens, aligné en pointe malgré un coup reçu au pied gauche en championnat, a d'abord trouvé "Cardi" (14) avant d'envoyer au-dessus un contre en or (21) et à côté un excellent ballon de Faouzi Ghoulam (40).

- Saint-Maximin a gâché

Les occasions dangereuses étaient napolitaines, rien pour Nice hormis les débordements d'Allan Saint-Maximin. Déjà meilleur Aiglon à l'aller, l'ailier rasta a systématiquement pris de vitesse Elseid Hysaj sur son côté gauche mais a gâché ses centres faute de bien lever la tête.

Après que Mertens a envoyé une balle de 2-0 sur le poteau (49), Nice, mené et virtuellement éliminé, a tenté de sauver au moins l'honneur, et l'indice UEFA de la France.

Mais ni une montée rageuse de Christophe Jallet (58), ni Balotelli (60), peu inspiré devant les téléspectateurs italiens, ni Saint-Maximin (61, 69) n'y sont parvenu.

La meilleure chance a échu au jeune Camerounais Ignatius Ganago, entré à la place de "Balo", qui a perdu son face à face avec Pepe Reina (84).

Et Insigne a alourdi le score d'une frappe enveloppée, juste avant un dernier tir de Pierre Lees-Melou sur la barre (90). Décidément, le Napoli était plus taillé pour la Ligue des champions.

Une bouteille à la mer envoyée de Grèce par des britanniques échoue à Gaza

Une bouteille à la mer envoyée il y a deux mois par un couple britannique depuis l'île grecque de Rhodes a traversé la Méditerranée et échoué sur une plage de Gaza, a indiqué mardi le pêcheur palestinien qui l'a découvert.

Jihad al-Soltan, un pêcheur de l'enclave palestinienne sous blocus depuis une décennie, a trouvé cette bouteille le 15 août alors qu'il pêchait, a-t-il confié à l'AFP.

Sa famille a contacté les auteurs du message que renfermait la bouteille, une femme britannique Bethany Wright et son compagnon Zac Marriner, en leur écrivant à l'adresse email que le couple avait ajouté à leur lettre.

La bouteille a été jetée à la mer il y a deux mois alors que le couple était en vacances sur l'île grecque.

"Nous sommes actuellement en vacances à Rhodes et nous aimerions savoir jusqu'où cette bouteille peut aller, même si ce n'est que sur la plage la plus proche", était-il écrit dans le message.

La bouteille a voyagé environ 800 kilomètres avant d'être retrouvée par M. Soltan.

"Ils n'avaient jamais imaginé qu'elle arriverait à Gaza !", a-t-il commenté.

La bande de Gaza est un territoire étroit - à peine 40 km de long et 10 km de large - coincé entre Israël, l’Égypte et la Méditerranée orientale. Israël soumet l'enclave palestinienne à un strict blocus terrestre, aérien et maritime.

Depuis 2013, l’Égypte, le seul autre pays avec lequel la bande de Gaza partage une frontière, maintient fermée quasiment en permanence la frontière avec l'enclave palestinienne gouvernée par le mouvement islamiste Hamas.

Le courrier postal à destination de l'enclave palestinienne est soumis généralement à des mesures de sécurité israéliennes.